La chute des cheveux!!

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La chute des cheveux!!

Message  albert le Lun 31 Mai - 20:43

La chute des cheveux est très mal vécue par la plupart des femmes. Elle peut être source d’angoisse, de stress, ou même d’un état dépressif, symptômes qui peuvent d’ailleurs contribuer à entretenir cette chute.

Que faire si vous constatez une chute de cheveux anormalement élevée ?

Ne vous affolez pas. Une chute de cheveux peut être transitoire et peut avoir des dizaines de causes possibles. Ce qui n’est pas une raison pour la négliger.

Tout d’abord, CONSULTEZ ! Allez voir un dermatologue, de préférence spécialiste des maladies du cuir chevelu. Seul un médecin pourra vous dire d’où vient VOTRE chute et comment la traiter.

Les principales causes varient selon les femmes et peuvent être :

1 – Une hyper-androgénie (excès d’hormones mâles dans l’organisme), dont l’origine peut-être un problème au niveau des surrénales, des ovaires ou de l’hypophyse, ou l’hérédité.

Les symptômes les plus courants d’une hyper-androgénie sont : cheveux gras, peau grasse (avec ou sans acné), hirsutisme (excès de poils, ou poils aux endroits inhabituels chez une femme), irrégularité ou arrêt des règles, règles trop rapprochées et abondantes, galactorrhée (écoulements anormaux de lait), prise de poids rapide sans changement dans l’hygiène de vie (surtout si l’excès de graisse se situe autour de la taille plutôt qu’aux hanches).

L’hyper-androgénie sera traitée par des médicaments qui réguleront les taux et fluctuations hormonales de sorte que l’organisme fonctionne à nouveau normalement et que la chute de cheveux s’arrête. Cette chute se situe sur le dessus de la tête (vertex) ou sur l’avant (tempes et dessus du front), et se caractérise par un élargissement de la raie avec une couronne épargnée.

2 – Une alopécie androgénique : la cause n’est pas forcément un excès d’hormones masculines, mais plutôt une hypersensibilité des cheveux aux hormones masculines, même si leur taux est normal.

La cause est génétique, et le traitement est aussi hormonal. La localisation de cette chute est très similaire à celle causée par une hyper-androgénie. Notez que la prise de CERTAINES PILULES contraceptives peut engendrer une chute androgénique, car certains progestatifs qu’elles contiennent simulent les hormones masculines dans certains de leurs effets.

3 – Une carence alimentaire.

Le déficit en fer (anémie de type ferriprive), en calcium, en vitamines essentielles, en protéines ou en acides gras essentiels, ou tout simplement une alimentation trop restrictive, peuvent entraîner une chute de cheveux plus ou moins importante. L’organisme est sage et se protège, face à une restriction alimentaire trop sévère, en privilégiant les organes-clés et en laissant de côté tout ce qui n’est pas essentiel à la survie, comme les cheveux et les poils. Cette chute est diffuse et touche donc l’ensemble de la tête.

4 – Un dysfonctionnement de la thyroïde.

Une thyroïde pas assez ou trop active peut provoquer une chute importante de cheveux. Une prise de sang pourra donner une première idée du fonctionnement et de l’état de votre thyroïde.

5 – Une maladie auto-immune.

C’est ce que l’on appelle la pelade. Les cheveux tombent par plaques bien nettes et laissent des cercles sans cheveux. Elle peut devenir totale (plus aucun cheveu sur la tête) ou universelle (plus aucun cheveu ou poil sur le corps), mais la plupart du temps, elle reste limitée et régresse spontanément. L’état psychologique semblerait jouer également un rôle dans l’apparition et la disparition de cette affection parfois récidivante, dont les causes exactes sont encore floues.

6 – Un parasite.

La teigne est le plus fréquent des parasites du cuir chevelu. C’est un champignon qui « tond » les cheveux à leur base, en laissant des cercles où ils ne font plus que 1 ou 2 mm de hauteur. Le traitement est simple et efficace.

7 – Chez la femme ménopausée, un déficit en oestrogènes.

Les oestrogènes protègent les cheveux des femmes. A la ménopause, avec l’arrêt de l’activité ovarienne, les taux d’oestrogènes baissent, mais les surrénales continuent à fabriquer des hormones masculines. Cela provoque une chute de type androgénique, qui sera le plus souvent freinée par un traitement hormonal substitutif (THS) le mieux équilibré possible.

8 - Les grossesses.

Certaines femmes perdent beaucoup de cheveux dans les 2 à 4 mois qui suivent leur accouchement, suite à la baisse importante du taux d'hormones féminines. S'il n'existe pas d'autres problèmes subjacents, la chute s'arrêtera spontanément environ 2 mois après son début, et les cheveux repousseront. Il n'y a en principe rien d’autre à faire que d'attendre, mais vous pouvez vous supplémenter en vitamines (levure de bière) pour favoriser la repousse.

9 – Les autres causes.

Actuellement on parle beaucoup du stress et de la pollution comme causes possibles. Seulement votre médecin pourra espérer diagnostiquer avec précision la ou les causes de votre chute de cheveux.

Quels examens réaliser ?

Si vous perdez vos cheveux de manière diffuse et sur toute la tête, le médecin vous prescrira probablement une prise de sang pour rechercher un éventuel déficit en fer ou un problème thyroïdien. En général, un supplément en fer suffit à enrayer la chute en cas d’anémie. Pour la thyroïde, cela dépendra du problème détecté. Ce sont des chutes réversibles.

Si la chute est localisée sur la partie supérieure de la tête, le médecin confirmera son diagnostic par un dosage hormonal et parfois un trichogramme (examen consistant à prélever des cheveux sur trois endroits différents de la tête – avant, haut et arrière) pour savoir où la chute est anormale, le nombre de cheveux dystrophiques – ou trop fins – et pouvoir contrôler l’efficacité des traitements. La plupart du temps, la chute s’arrête avec un traitement bien ciblé et il peut y avoir repousse, surtout si le problème est traité assez rapidement.

Les traitements les plus courants en cas de chute androgénique :

1 – La pilule. Les trois seules à posséder une action anti-androgénique sont Diane 35 (et ses génériques), Jasmine et Jasminelle.

2 – Les anti-androgéniques : Androcur (acétate de cyprotérone), Aldactone (spironolactone), Propécia ou Proscar (finastéride), Avodart (dutastéride). Notez que ces deux derniers n’ont pas d’AMM en France pour la chute des cheveux chez la femme, et qu’une contraception fiable s’impose absolument, car ils peuvent provoquer des malformations fœtales graves.

3 – Le minoxidil.

En cas d’hyper-androgénie :

La consultation d’un endocrinologue s’impose souvent, puisque le traitement sera différent selon la cause (surrénales ou ovaires) et selon la gravité des cas.

En cas de pelade :

Le plus souvent, le médecin vous prescrira une crème à base de corticoïdes. Des traitements plus lourds existent si la maladie devient plus importante. Une surveillance médicale sera alors mise en place. D’autres traitements sont actuellement expérimentés.

Les causes de chute les plus fréquentes chez la femme sont l’alopécie androgénique et l’anémie.

Maintenant que vous pouvez mieux vous situer par rapport à votre chute, n’hésitez pas à poser vos questions : sur ce forum, d’autres femmes sont prêtes à partager leur expérience, leurs sentiments et leurs traitements !






Le traitement médical et chirurgical des alopécies

On n’abordera pas ici les pertes de cheveux qui ont une cause bien précise et un traitement spécifique, tels certaines carences ou troubles hormonaux. On s’intéressera plutôt à l’alopécie androgénique et aux autres types de perte de cheveux qui sont jusqu’à nouvel ordre irréversibles, telles les cicatrices de traumatisme ou la mort des follicules par compression ou encore par le tiraillement chronique de la trichotillomanie.

Les médicaments : voici une liste non exhaustive de choix thérapeutiques actuellement en discussion. Nous vous invitons à consulter votre médecin traitant pour tout complément d'information.

Le minoxidil est un ancien médicament utilisé dans l’hypertension. Difficile à tolérer, il présentait différents effets secondaires telle une augmentation de la pilosité. Il est ainsi utilisé, dans l’alopécie androgénétique, en lotion pour diminuer la tendance à l’hypotension, et à différentes concentrations suivant la tolérance et l’efficacité personnelle.
Généralement appliqué 2 fois par jour, il faut en principe attendre environ 6 mois pour espérer voir ralentir ou stopper la chute de cheveux. L’arrêt du traitement ramène la situation au point de départ : la chute reprend.
Le mode d’action du produit est encore mal connu. Une composante vasculaire est très probable, mais ne suffit pas à expliquer l’effet obtenu.
Le produit, plutôt bon marché, existe sous différents noms et en préparation magistrale.

L’aminexil : ce produit en lotion serait une sorte de dérivé du minoxidil. En vente libre, son efficacité serait cependant globalement moindre.

La finastéride : c’est au départ un médicament utilisé pour le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate. En bloquant la transformation de la testostérone libre en DHT, elle peut ralentir et arrêter une alopécie androgénétique. Généralement administré à 1 mg/jour environ, il faut aussi un certain temps avant d’en voir le bénéfice possible. L’effet secondaire le plus fréquent est une baisse de la libido, en principe transitoire, mais qui peut cependant conduire à l’interruption du traitement dans de nombreux cas.
Ce produit est en principe déconseillé aux femmes en âge de procréer, car il peut induire des malformations fœtales.

La dutastéride : Médicament hormonal mis sur le marché français en 2004, pour soigner les hypertrophies bénignes de la prostate. Il s’agit d’un produit récent, de la même catégorie que la finastéride. Elle semble plus efficace, mais également plus difficile à tolérer. Il n'a pas encore d'autorisation de vente, cependant peut être prochainement sur le marché américain.

La spironolactone : c’est un médicament déjà ancien, bon marché, qui appartient à une classe de diurétiques. Il possède une activité anti-androgénique a priori intéressante, mais l’indication et ses contre-indications doivent être bien pesées par un médecin.

Le traitement chirurgical

Il n’est pas à privilégier a priori. Un vieil adage, toujours d’application, veut que la chirurgie soit une sorte d’aveu d’échec de la médecine ; La priorité sera toujours donnée à un traitement médicamenteux efficace, pour faire repousser des cheveux tombés tout récemment et surtout pour préserver le capital cheveux restants. Car jusqu’à nouvel ordre, la chirurgie ne peut prétendre qu’à redistribuer les cheveux restants, rien de plus.

La (micro-)greffe de cheveux : c’est la plus pratiquée des opérations du cuir chevelu. Elle consiste à prélever des cheveux à un endroit où ils ne tombent que très tard dans la vie, et à les implanter dans les régions qu’on estime devoir recouvrir pour obtenir le meilleur impact esthétique possible.
L’ancienne technique, rarement pratiquée de nos jours, consiste à prélever des cercles (punchs) de cuir chevelu à l’arrière du crâne, dans la région appelée couronne hippocratique. Les gros greffons, d’un diamètre habituel de 5 à 8 mm, comprennent le plus souvent de 5 à 30 cheveux environ. Les deux raisons principales à l’origine de la perte de vitesse de cette technique sont la persistance de cicatrices postérieures qui donnent un aspect de mitage peu esthétique lorsque les cheveux sont courts ou mouillés, et l’aspect en « cheveux de poupée » à l’endroit de la repousse. Cet aspect est provoqué par la disparition de la peau du greffon, laissant ainsi de nombreux cheveux sortir d’un trou unique.
Actuellement, on transplante plutôt des mini et surtout des microgreffons. Comportant le plus souvent 1 seul follicule (greffe folliculaire), qui comprend de 1 à 4 cheveux, ces greffes se font selon deux méthodes principales :

- la FUT (Follicular Unit Transplantation) : une ou plusieurs bandelettes de cuir chevelu sont prélevées dans la couronne hippocratique et découpées à l’œil nu, sous loupe frontale ou sous microscope stéréoscopique (grossissement 20 à 30 fois) pour les cheveux plus fins et plus clairs, avant d’être implantés dans de très fines fentes pratiquées avec des lames très petites, des aiguilles ou encore un petit instrument appelé implanteur de Choï.
- La FUE (Follicular Unit Extraction) : il s’agit d’une amélioration de l’ancienne technique des gros greffons, où on prélève au moyen de petits « punchs » de petit diamètre (souvent bien en dessous du millimètre), afin de ne pas laisser de réelle cicatrice et de permettre ainsi de porter des cheveux très courts, voir de rester libre de se raser sans laisser de grosse trace visible au niveau de la couronne.

Ces deux méthodes présentent chacune leurs indications, leurs avantages et leurs inconvénients, qui en font l’objet de débats passionnés dans le public, tandis que le milieu médical reste globalement partagé dans ses choix. La repousse des cheveux commence habituellement entre le 3ème et le 6ème mois post-opératoire.

Le Calvitron/Omnigraft : cet appareil a été créé pour automatiser autant que possible la micro-greffe de cheveux. D’un usage parfois jugé complexe et délicat, il est utilisé par peu de praticiens.

La réduction de tonsure : cette technique consiste à enlever un morceau de peau glabre ou très dégarni, en principe au niveau des 2/3 postérieurs du vertex (sommet du crâne). La peau est suturée après étirement des zones environnantes et parfois dilatation préalable par un extenseur tel celui créé par le Dr Fréchet. En une intervention assez courte, un résultat immédiat est obtenu, qui sera le plus souvent amélioré encore par une greffe dans les mois qui suivent.
La réduction de tonsure, peu pratiquée et maîtrisée par quelques praticiens seulement, permet de corriger partiellement une alopécie étendue sans avoir encore entamé le capital (limité) de greffons transplantables.

Les lambeaux de rotation : actuellement très peu usitée, réclamant une grande compétence en chirurgie plastique, beaucoup de dextérité et d’expérience, cette technique consiste dans son cas le plus typique à déplacer un lambeau de peau temporo-pariétal à 90° vers l’avant pour recréer ainsi une nouvelle ligne frontale. Cette méthode, encore une fois, nécessite une grande maîtrise car elle peut se solder par une nécrose (mort) du lambeau déplacé
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