lynard skynard (le rock sudiste)usa

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lynard skynard (le rock sudiste)usa

Message  albert le Ven 7 Mai - 1:48

Lynyrd Skynyrd est un des fondateurs de ce que l’on appelle le rock sudiste, un style de rock bien particulier provenant du sud des États-Unis. Il fut fondé en 1964 par Robert Burns, Allen Collins, Gary Rossington et Ronnie Van Zant, quoique le nom actuel du groupe ne fut adopté qu’en 1970, à partir du nom de leur professeur de gymnastique au lycée Robert E. Lee High School de Jacksonville : Leonard Skinner. Gary Rossington se souvient: « On jouait Free Bird depuis 1969. C’est Allen Collins qui a trouvé le riff et l’a développé un peu partout, en répètes, en bagnole, dans sa chambre… Mais Ronnie Van Zant trouvait que c’était trop compliqué comme chanson. Au bout de trois mois, il a redemandé à Allen de lui rejouer le titre, puis a écrit le texte en 20 minutes. C’était une chanson comme une autre, juste l’histoire d’un gars qui quitte sa vieille ville… » « Au début, le titre durait beaucoup moins longtemps que ça. Puis à force de jammer en club, on a rallongé la fin. Faut dire qu’on manquait de chansons à l’époque. » Simple roadie, Billy Powell imagine une brillante partie de piano qui lui vaut une place dans le groupe. C’est à la mort des Allman Brothers que « Free Bird » prend des allures d’hymne.

Nous sommes en 1971 et Lynyrd Skynyrd sarcle sans trêve ni relâche ce qu’on conviendra d’appeler le Southern Slave Circuit. Certains clubs sont dangereux, malfamés. Le groupe, une bande de chevelus forts en gueule ne craint ni patron, ni clients. Acharnés de la picole et de la castagne, les 6 musiciens rentrent souvent moulus de coups et ornés de cicatrices fraîches dans leur Floride natale.

Pour Lynyrd Skynyrd, groupe sudiste fou de rock, tout a commencé dans une cabane de rondins, dans les marais de Jacksonville. C’est là que Ronnie Van Zant, lycéen démissionnaire, s’acharne à faire jouer et rejouer « Psycho Daisies » à ses deux guitaristes. Parfois il exige des solos qui se répondent, parfois il force Gary Rossington et Allen Collins à jouer les mêmes notes, ensemble. Finalement, de frustration, il incorpore un vétéran du groupe Strawberry Alarm Clock, le lourd Edward King. Ce guitariste est un professionnel. Sous sa direction, dans la cabane, le groupe répète douze heures par jour et enregistre une floppée de démos à Muscle Shoals. Bien entendu, la première maquette de « Free Bird » est refusée par neuf maisons de disques (Atlantic, Columbia, Warner, A&M, RCA Records, Epic, Elektra, Polydor et Capricorn). Le groupe reprend le chemin des clubs, la rage au ventre. C’est là qu’un Al Kooper encore auréolé de sa gloire dylanienne repère cette bande de white trash: « Je les ai vus quatre soirs de suite. Chaque soir j’ai aimé une nouvelle chanson… Finalement j’ai plongé. » Signé sur le label Sound Of The South (étiquette jaune, distribution MCA) pour seulement 9 000 $, le gang de furieux entre en studio le 27 mars 1973. Le choix du Studio One de Doraville (Georgie) en dit beaucoup sur les maigres ressources du groupe et de son producteur. L’enregistrement se déroule donc à une vitesse folle, chaque musicien connaissant sa partie et la jouant depuis des mois. Les relations entre les deux camps sont tendues: « En studio, on fait comme Al Kooper a dit ou on fait pas », commenterait plus tard Ronnie Van Zant. Une bagarre oppose les musiciens au producteur et met un terme aux séances. Puis le groupe revient à la raison et cloue « Simple Man » et « Things Goin’ Home » d’une seule traite. Le 30 avril, le disque est terminé.

« Free Bird » divise les distributeurs. Terminé à plus de 9 minutes, le titre n’emballe pas les pontes de MCA qui tentent d’obtenir une version courte de 3 minutes, « pour les radios ». Sur ce coup, Ronnie Van Zant devient balistique. Moitié blaguant, moitié menaçant, il écrit à l’intention de la maison de disque une sauvage bluette intitulée « Workin’ For MCA » (qu’on trouve sur le second album et qui ouvrira tous les concerts du groupe jusqu’à l’accident d’avion de 1977). Sorti en août 1973, le premier Lynyrd a tout pour séduire les fanatiques du rock d’en bas. Dans l’incontournable magazine Creem, on compare Lynyrd Skynyrd aux Rolling Stones et à The Allman Brothers Band. Une longue tournée en première partie des Who (tournée Quadrophenia) fera le reste : « Pronounced’ Leh-nerd ‘skin-nerd » trouvera rapidement 100 000 acheteurs. Twisted Evil Twisted Evil
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